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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 12:05






Une paumée apparemment sans emploi et peut-être sans domicile fixe tente le tout pour le tout et se dit que "de toutes façons j'ai rien à perdre".

Avant de se flanquer à la Seine (ou dans le Var, puisqu'elle erre du côté de Toulon, d'après Julien Pampers), elle décide de se présenter à "La roue de qui veut gagner un maillon des chiffres et des lettres" ou quelque chose dans le genre.

Les images jointes sont éloquentes. On peut déceler la détresse immense de notre pôv' Framboise à son rictus pourtant tout empreint d'une simple et fragile humanité.

A la fin du 1er round, Noune peut tout espérer. Une lueur apparaît dans l'obscur horizon de son avenir incertain : elle est la 1ère à se qualifier pour le second tour, grâce à un moustique inopiné autant qu'opportun. Ceux qui ont suivi la bataille me suivront. Les autres prendront le train de la cuisante, épouvantable et désastreuse défaite qui va suivre. Quel Chikoungounia pique donc notre héroïne nationale, lorsque, quand Julien JePerce lui donne le choix entre "l'équipe de foot de St Etienne en 1670", "les chanteurs franc-comtois des années 80", "la monarchie guatémaltèque des origines à Saint Pie X" et "les mille et une façons d'accommoder l'agneau, selon Roux et Combalusier", elle prend sans hésiter une option qui nous laisse tous pantois.

Tous ceux qui, comme 90 % de la population terrestre, ont pu écouter religieusement le groupe culte "Les Chikoungounases" de Toulouse à Vézelay savent que notre Framboise frivole est incollable sur les tubes des années 80. EH BIEN IL A FALLU QUE CETTE ANDOUILLE TENTE DE SE TAPER LE MOUTON ! Aux journalistes qui l'ont interviewée après cette détestable branlée, elle a avoué, je cite, qu'[elle] n'avait pas bien compris l'intitulé de la question. [Elle] croyait qu'il s'agissait des années 1880 et [elle] était alors si petite..." Dixit.

Bien que valeureuse, notre héroïne ne fit pas plus long feu que la chèvre de Monsieur Seguin face à son destin et c'est le front haut et sans rougir, qu'elle quitta le plateau qui aurait dû lui apporter gloire et fortune, et qui l'avait à jamais jetée dans l'opprobre et la désillusion. Ah ! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin ! Qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande ! ... MAIS AU PETIT MATIN, LE LOUP L'A MANGEE.

Mes amis, je pleure comme vous la tentative désespérée de Framboise d'accéder à l'impossible quête de fortune et de gloire qui taraude chacun de nous secrètement. Mais une chose me console, c'est qu'à aucun moment elle n'a perdu une once du talent comique qu'on lui connaît. Et lorsque Julien Roideperse lui a demandé ce qu'elle voudrait faire quand elle serait grande (et qu'elle se serait remise de tout ça), elle est partie dans un sketch digne des plus beaux moments de la Troupe du Banc. Ah vraiment, Françoise, une impro comme celle là, c'est glorieux, et nous nous en souviendrons tous éternellement, comme une leçon de comédie à la Pierre Péchin, ou mieux, ... non, je ne trouve pas. C'était du Picasso verbal, du Braque qui se serait pris les pinceaux dans un tapis cubiste, c'était inénarrable.

Mes amis du Banc, nous avions JP, nous avions Angot, voici notre troisième monstre sacré du vrai Théâtre populaire. Il ne nous reste plus qu'à les scotcher tous les trois ensemble, et nous aurons une fontaine Wallace !

Françoise, merci. Et pour tous ceux qui n'ont pas eu le bonheur de te voir sur France 3 en ce jour de gloire de novembre 2006, qu'ils patientent un peu, la séquence apparaîtra bientôt sur le blog !

Bisou à tous.

Totor















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